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La mère Coupable – Caroline Fourment

La mère coupableLA MÈRE COUPABLE
Caroline Fourment

Pourquoi vivre d’amour et d’eau fraîche quand on peut vivre de lessives et de mojitos ?

Editions Mazarine – MAI 2017

Je remercie les Editions Mazarine et Caroline pour cette lecture. #:)


4ème de couverture

La mère coupable, c’est cet individu qui peut dans le même temps râler et faire des bisous, crier « Va dans ta chambre ! » et susurrer « Viens faire un câlin à maman », qui hurle à mort quand l’ado fait couler l’eau trop longtemps, mais qui laisse la petite lumière allumée toute la nuit pour rassurer le petit dernier…

La mère coupable, c’est vous, cette maman pleine de paradoxes inexplicables, qui tente de mener sa vie comme elle l’entend pour tordre le cou à la mère parfaite.

Ajoutez-y un soupçon de crise de la quarantaine, quelques kilos en trop, un mari aimant mais souvent absent, un ex-petit ami qui refait surface, et une chanson d’amour des années 1980 qui vient interrompre la bande-son de quotidien de cette mère de famille perdue dans la routine.

Sans jamais donner de leçon, l’auteure qui se cache derrière ce pseudo depuis la création de son blog croque avec humour et bienveillance la vie de famille #ensirotantunverredemojitopardi !

Mon avisDecouverte

Ce livre est un concentré d’humour. L’humour d’une maman, quarantenaire, qui gère, fait face, assure, improvise, compose, crée, invente, ment – enfin juste pour édulcorer la vérité -, gouverne, pilote ….  Une maman dynamique, pour laquelle on peut lister les adjectifs et les verbes. MAIS. Il y a un gros MAIS : une maman imparfaite ! Une mère coupable. Aïe.Aïe.Aïe !
Mais c’est quoi une mère coupable ?

J’ai beaucoup souri, parfois ri, mais surtout j’ai ressenti beaucoup d’émotions. Cette mère imparfaite, coupable, c’est Caroline Fourment, c’est vous, c’est moi. Quel soulagement de ne plus être seule ! De ne plus être seule à haïr Caroline Ingalls ou détester ces femmes/épouses/mères idéales à la sortie des écoles – vous savez celles qui ont le cheveu brillant, le brushing maîtrisé, la peau lisse et lumineuse, le cerne invisible, la cuisse et le cul galbés, le sourire éclatant et la manucure perlée. Cette punaise qui nous toise nous, coincées dans notre jean qui ne flatte plus nos kilos superflus, le cheveu en vrac et le mascara façon œil-de biche-par-temps-de-pluie.

Caroline, je t’embrasse! Tu as dit – pardon – écrit, tout haut, nos travers de femmes imparfaites, mais sincères. Tu as décrit nos quotidiens, ceux que l’on supervise avec tout notre cœur. Nos petits – et nos grands -, on les chouchoute, on les élève, on les éduque. On dérape, on patine, mais on avance.

Alors oui, cette lecture est un vrai baume au cœur. Des tranches de vies que toute mère traverse. Comment ne pas rire à la lecture de la scène des courses au supermarché ? Comment rester indifférente au récit des peurs nocturnes ? Même la Boum et Vic ont en nous un écho. Et ce bain que l’on rêve de prendre …. Ces soirées entre copines … Il faut les lire. Impérativement !

« Voilà encore un des grands paradoxes parentaux : dans ta vie de mère, quand il se passe rien, il se passe toujours quelque chose. Mieux encore : dans ta routine de maman, il faut toujours t’attendre à tout ! Et à n’importe quoi. »

C’est humoristique car il vaut mieux en rire, mais c’est si vrai ! Quoi ? Et bien, cet épuisement des mamans dans une société qui va trop vite. Et puis il y a cette idée qui tempère : celle qui précise qu’elles ne changeraient rien ces mamans : les enfants, le mari, la course, les défauts de chacun, les bruits, les cris, les aventures de la tribu … Enfin, elles aimeraient toutefois un peu d’indulgence des enfants, un regard amoureux du mari, et s’octroyer un peu de temps. Il faut en rire pour éviter la déprime. Plaisanter de ces cyclones, de ces tempêtes dans lesquels la mère coupable surnage. Des jours qui s’empilent. Des jours plein d’amour. Caroline le rappelle : rien n’égale le bisou du petit dernier ou la furtive complicité avec l’ado. Rien.

« Le quotidien, la routine, le bordel, c’est bien aussi. Parce que c’est plein de vie, plein d’amour. Finalement, tout n’est pas si triste. Même quand tout est fait pour nous faire douter de notre bonheur … »

165 pages à lire ABSOLUMENT !

5 réflexions au sujet de « La mère Coupable – Caroline Fourment »

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