Roman Contemporain

Je m’appelle Lucy Barton – Elisabeth Strout

Je m appelle lucy bartonJe m’appelle Lucy Barton – Elisabeth Strout

Editions Fayard – Litt. étrangère – 23 Août 2017      

coeur 3   

Je remercie les Editions Fayard pour cette lecture.

 

4ème de Couverture

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et pour finir son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers son récit lucide et pétri d’humanité, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde.

Salué comme un chef-d’œuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.

Mon Avis

Dans une chambre d’hôpital, mère et fille se côtoient. Eloignées l’une de l’autre depuis plusieurs années, elles renouent en quelques instants une relation intense et complexe. L’atmosphère est douce, calfeutrée, propice aux confidences qui pourtant se retiennent, perdues dans un babillage indiscret. Les secrets sont là, on les devine. Quelques bribes de souvenirs les dessinent, mais pas davantage. On les approche, on les survole, sans jamais les connaître. Les reproches se perçoivent aussi. Ces reproches que l’on traîne – boulets de l’enfance, socles d’une construction intime. Ces reproches que l’amour parvient à gommer ou, tout du moins, amoindrir.

C’est un roman sur les imperfections. Personnelles : les siennes, celles des proches.  Sociétales : le regard des autres – ceux qui se croient supérieurs, le poids des convenances, la pauvreté, la différence, l’exclusion. C’est un écrit sur la dignité et l’amour.

« Raconte encore. »
« Maman, parle-moi »

Lucy écoute. La voix de sa mère la berce. La console. Elle s’y accroche, s’y perd. Tout semblait si dur, si injuste. Néanmoins, peu se révèle, laissant le lecteur dans l’expectative. Reste une impression d’inachevé, un petit manque de profondeur. Certes les sentiments sont habilement décrits et la psychologie des personnages finement exprimée, mais trop d’interrogations demeurent en suspend.

Dans cette chambre, une mère et sa fille malade discutent, le lecteur est à la porte, il ne sera jamais vraiment invité à entrer. 

 

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