Auteurs·Rencontres

Rencontre avec l’auteur Claudie Gallay

claudie gallay2Rencontre avec l’auteur Claudie GALLAY

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié aux éditions du Rouergue L’Office des vivants (2000), Mon amour, ma vie (2002), Les Années cerises (2004), Seule Venise (2004, prix Folies d’encre et prix du Salon d’Ambronay), Dans l’or du temps (2006) et Les Déferlantes (2008, Grand Prix des lectrices de Elle). Aux éditions Actes Sud : L’amour est une île (2010), Une part de ciel (2013) et La Beauté des Jours  (2017)

Présente au salon du livre – Livres dans la boucle – de Besançon les 16 et 17 septembre 2017, Claudie a accepté de répondre aux questions d’Au Fil des Livres.

AFDL : Bonjour Claudie, je vous remercie très très très sincèrement d’avoir accepté de répondre aux questions du blog Au Fil Des Livres.
Qui êtes-vous Claudie Gallay ?

Claudie : Je suis quelqu’un qui doute, et je me fais toujours avoir par mes émotions.  J’aime le ronronnement de mon chat, le bon vin entre amis, les pivoines parce que c’est fragile et éphémère, les hirondelles parce qu’on attend leur retour. Je ne supporte pas la cruauté à l’égard des bêtes. J’aimerais vivre quelques temps à Venise et mourir dans très longtemps, en me disant que je me suis bien comportée.

AFDL : Écrire, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Claudie : Ecrire, c’est faire revivre, c’est laisser la trace. C’est aussi interroger le sens de notre existence. L’écriture, c’est de la mémoire. Ecrire permet de résister au temps qui passe.  Cela permet de mettre de la clarté dans ce qui est confus. Ecrire m’a sortie de l’ignorance, cela me fait regarder ce qui m’entoure, dans les infimes détails. Ecrire, c’est accumuler et transformer. C’est un partage. J’écris au plus près du réel, pour mettre à jour des sentiments, des histoires communes à tous.

AFDL : Depuis quand écrivez-vous ?

Claudie : Depuis mes 15 ans. J’ai commencé le jour de cet anniversaire, par un journal, « Aujourd’hui, j’ai quinze ans »,  et puis j’ai continué. J’ai montré ce que j’avais sous les yeux et que les autres ne voyaient pas. On devient très sensible quand on écrit. C’est ma place, l’écriture.

 AFDL : Quand trouvez-vous le temps d’écrire ?

Claudie : Surtout le matin.  Je me lève, très tôt. Je suis quelqu’un de l’aube, et j’ai la chance d’avoir un chat (Maurice) qui est un parfait et ponctuel réveil.  Le matin, quand tout le monde dort, on ose davantage. C’est le silence qui fait cela. J’écris aussi beaucoup dans les cafés, j’ai toujours un carnet sur moi, je prends des notes, je saisis, des bribes de conversations entendues dans la rue, un détail vestimentaire…. Je ramène tout cela à la maison.

AFDL : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Claudie : La vie, les gens, les anonymes, dans les villes, dans les rues.  Les lieux aussi. Les géographies fortes. Tout ce qui me bouleverse.

AFDL : Avez-vous un petit rituel d’écriture ?

Claudie :  Le premier geste du matin, nourrir le chat, rien ne peut être fait avant ce geste là. Un café, un autre. Le café libère le geste d’écrire et la pensée. Relire ce qui a été écrit la veille.  Le vêtement : une vieille cape en laine, je m’en recouvre le dos dès qu’il fait froid. C’est important, les rituels, c’est ce qui me met dans le travail, une mise en condition à la fois du corps et de l’esprit. Le bureau est un espace dédié à l’écriture.  Ne rien ranger, ne rien toucher au désordre.

AFDL : Avez-vous de nouveaux projets d’écriture ?

Claudie : Oui.  L’envie d’écrire est de nouveau là. Ce sera un roman. J’ai le lieu, un des personnages. Quelques pages. Des fils à tirer. C’est le début du chantier.  

AFDL : Quels sont les livres de votre PAL ?

Claudie : Clara et la pénombre de José Carlos Somoza (Conseil de Marie D.), Sangliers d’Aurélien Delsaux (offert par Jean-Marc, libraire du Cadran Lunaire à Mâcon) , Marcher de Tomas Espedal et Summer de Monica Sabolo.

AFDL : Quels sont les trois derniers livres qui vous ont particulièrement plue ?

Claudie : Terre des Affranchis, de Liliana Lazar chez Gaïa, j’aurais aimé l’écrire !! D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds de Jon Kalman Stefansson.  Suppuku de Richard Collasse, étonnant ! La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson, magnifique roman d’amour.

AFDL : Un dernier mot ?

Claudie : Je poursuis les rencontres avec mes lecteurs : demain, Paris, puis Tours, la semaine prochaine Bourg en Bresse. Je serai à Brive, puis à Nantes, à Alençon, à Manosque, à Gap, au Havre, à Fécamp… J’accompagne ‘’La Beauté des Jours’’ jusqu’en décembre et puis je me remets à l’écriture.   Il faudrait que j’ouvre un compte FACEBOOK, peut-être vais-je le faire…

AFDL : Merci beaucoup  🙂

 

 

 

 

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