Auteurs·Rencontres

Rencontre avec l’illustrateur Clément Lefèvre

clement lefevreRencontre avec l’illustrateur Clément Lefèvre

Clément Lefèvre est auteur-illustrateur pour enfants et graphiste. Il était présent au salon « Livres dans la Boucle » de Besançon les 16 et 17 septembre 2017. 

Epiphanie

Clément Lefèvre a fait des études de graphisme à Paris et a travaillé quelques années dans la communication. Le hasard et des rencontres le mènent petit à petit vers l’illustration qu’il a toujours pratiquée comme autodidacte. Il réalise son premier livre jeunesse en 2009 avec l’adaptation du texte « Le déserteur » de Boris Vian. Depuis, Clément travaille à plein temps comme Auteur-illustrateur de livres jeunesses et de Bandes dessinées pour de nombreux éditeurs comme Soleil, le Seuil jeunesse, Chocolat, Frimousse, Bayard, Djeco, cfsl ink… Il participe également à de nombreuses expositions pour des galeries françaises et étrangères.

EpiphanieIl est  l’illustrateur du MAGNIFIQUE album  L’Épouvantable Peur d’Épiphanie Frayeur

AFDL : Bonjour Clément, je vous remercie d’avoir accepté de répondre aux questions du blog Au Fil Des Livres.
Qui êtes- vous Clément Lefèvre ?

Clément : Ce n’est pas facile à dire, je suis quelqu’un de rêveur et curieux. J’ai toujours la tête ailleurs, et j’ai, pendant très longtemps, eu beaucoup de mal à me concentrer et ai toujours eu le sentiment de vivre en décalage au monde. J’aime pouvoir prendre le temps, être avec mes ami(e)s et ma famille, partir dans des endroits que je ne connais pas, faire le con, manger et boire, être seul à ma table à dessin, rester au lit avec des bouquins, jouer aux jeux vidéo, apprendre des trucs, faire plaisir… bref, j’aime vivre, rien de très original… 

Je n’aime pas trop ce que le monde est en train de devenir, je n’aime pas subir les choses, j’ai horreur de la bêtise et de l’injustice, je n’aime pas me rendre compte dans mon travail que je suis en train de faire une connerie, de ne rien y faire et de me convaincre que ce n’est pas si mal, et après coup de trouver ça vraiment nul et de devoir recommencer.  Je n’aime pas les gens qui ont des idées sur tout, je n’aime pas les sens uniques… je vais arrêter là parce que je n’aime pas ne pas aimer.

AFDL : Dessiner, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Clément : Une grosse partie de mon temps et de ma vie actuelle. C’est apaisant, parfois déprimant, parfois excitant. Le dessin, depuis tout petit, a toujours été une façon de s’isoler, de se canaliser. C’est une discipline qui me fait beaucoup de bien. J’ai toujours quelques choses à apprendre. Chaque nouveau projet est un grand moment de réflexion, j’aime bien me prendre le choux, chercher un moyen de raconter les histoires des autres, les miennes aussi parfois. Je fais des gribouillis avec le plaisir de découvrir ce qui se cache au fond de ma tête. Le dessin ouvre des petites fenêtres, et c’est toujours plaisant de découvrir sur quoi elles donnent.

AFDL : Depuis quand dessinez-vous ?

Clément :  Depuis tout petit. Bon j’ai eu un période assez maigre, où j’étais plus attiré par l’idée de faire l’andouille avec mes copines et copains, mais seul, j’ai toujours eu le reflex de dessiner.  J’ai comme beaucoup, rempli plus mes cahiers de cours de dessins que de prises de note.

AFDL : Quand trouvez-vous le temps de dessiner ?

Clément : Avant je dessinais surtout la nuit, en rentrant de cours, je pouvais m’y consacrer très tard, et les lendemain matin étaient un peu raides. J’ai beaucoup fait ça aussi à la naissance de ma fille, je m’occupais d’elle le jour, et je bossais la nuit… une période bien fatigante ou je ressemblais plus à un zombie. Maintenant, c’est mon métier, donc quand je ne suis pas entièrement dévoué à ma famille ou mes ami(e)s, je dessine. C’est extrêmement chronophage, les journées sont souvent bien pleines, les week-end aussi. J’essaye de ne pas abuser, mais c’est assez obsessionnel et il peut m’arriver d’oublier qu’il y a une vie à côté et que ce serait bien de ne pas passer mon temps les fesses vissées à ma chaise, le dos voûté sur la table.

AFDL : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Clément : c’est une question à laquelle je ne sais jamais quoi répondre. Mes inspirations sont partout et tout le temps.

AFDL : Avez-vous un petit rituel lorsque vous entreprenez une illustration ?

Clément : Pas vraiment pour une illustration mais quand j’attaque un nouveau livre, j’ai besoin de faire le ménage, de faire une peu vide. Je suis assez bordélique, mais comme dans ma tête, j’ai besoin de faire un peu de place pour pouvoir accueillir un petit nouveau et lui laisser de l’espace pour s’épanouir le plus possible.

AFDL : Comment travaillez-vous lors de vos partenariats avec un(e)auteur ?

Clément : Assez simplement, on commence par beaucoup discuter et puis on se met au travail. C’est beaucoup d’aller retour (surtout pour la bande dessinée). On se voit par moment mais le reste du temps on communique surtout par messagerie. Souvent on partage les mêmes doutes, j’ai aucune difficulté à remettre en question des heures de travail, à partir du moment où c’est pour trouver de meilleurs réponses. Les auteurs avec lesquels je travaille, ont un fonctionnent souvent proche du mien et quand ce n’est pas le cas, c’est bien aussi, on s’adapte. J’ai peut-être de la chance, mais ça se passe toujours très bien. Et puis ça crée beaucoup de lien. C’est une gestation collective. Et on s’amuse !

AFDL : Quels sont vos prochains projets ?

Clément : J’en ai plusieurs en route, mais on travaille en ce moment avec Loïc Clément, sur une BD jeunesse à paraitre en mars prochain chez Delcourt. Ça va s’appeler « Chaque jour Dracula », c’est une histoire qui parlera de harcèlement scolaire. Je bosse également avec Séverine Gauthier sur une suite à Epiphanie Frayeur et sur des livres illustrés autour de conte classique et d’autres plus contemporains. Je suis bien occupé…

AFDL : Quels sont les livres de votre PAL ?

Clément : Pfffff pas facile ! En bd : 3 ombres de Cyril Pedrosa. En roman, la série de nouvelles le K de Dino Buzzati et en livre Jeunesse Max et les Maximontres de Maurice Sendak.

AFDL : Quels sont les trois derniers livres qui vous ont particulièrement plu ?

Clément : En BD, j’ai lu Macaroni récemment de Vincent Zabus et Thomas Campi. En roman  Jan de Claudine Desmarteau et aussi L’univers à porter de main de Christophe Galfard qui est un livre de vulgarisation scientifique assez facile d’accès.

AFDL : Un dernier mot ?

Clément : choucroute !  

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