Auteurs·Rencontres

Rencontre avec Valérie Tong Cuong

Rencontre avec Valérie Tong Cuong

Valerie Tuong Cong

Valérie Tong Cuong est une auteure française, traduite dans 18 langues.

Elle a publié de nombreux romans dont « Big » (1997, Nil Editions, 1999 J’ai Lu), « Gabriel » (Nil Editions 1999, J’ai Lu 2001), « Où je suis » (Grasset, 2001, J’ai Lu 2003), « Ferdinand et les Iconoclastes » (Grasset, 2003, J’ai Lu 2006), « Noir dehors » (Grasset, 2006, Le livre de Poche 2006), « Providence » (Stock, 2008, J’ai Lu, 2010), « L’Ardoise magique » (Stock 2010, J’ai Lu 2013), « L’atelier des miracles » (JC Lattès, 2013) , « Pardonnable, impardonnable » (JC Lattès,2015,J’ai Lu,2016) et «Par Amour » (JC Lattès, 2017, Livre de Poche, 2018)

Valérie a accepté de répondre à mes questions 🙂

AFDL : Bonjour Valérie, je vous remercie très sincèrement d’avoir accepté de répondre à mes questions. Qui êtes- vous Valérie Tong Cuong ?

Valérie : Qu’il est difficile de se définir ! D’autant que nous sommes tous en perpétuelle évolution. Je peux tout de même vous dire que j’apprécie énormément la solitude et que l’intégrité est une valeur capitale à mes yeux.

AFDL : Écrire, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Valérie : Une nécessité impérieuse, la colonne vertébrale de mon existence.

AFDL : Depuis quand écrivez-vous ?

Valérie : Depuis l’enfance. L’écriture m’a permis très tôt d’exprimer ce que je ressentais, mais que j’étais incapable d’oraliser. J’ai d’abord écrit des poèmes, puis des lettres (jamais envoyées), des nouvelles et enfin un roman. Mais c’est seulement arrivée à la trentaine que j’ai pensé à la publication.

AFDL : Quand trouvez-vous le temps d’écrire ?

Valérie : Avec 4 enfants et un quotidien très mouvementé, il m’est parfois difficile de trouver assez d’espace dans une journée pour m’asseoir devant mon ordinateur. Mais une fois le sujet en tête, il ne me quitte plus, quelles que soient mes occupations. L’histoire avance et les personnages se creusent en permanence.

AFDL : Avez-vous un petit rituel d’écriture ?

Valérie : Je m’isole et je m’enferme. Je ne peux pas écrire dans une pièce à la porte grande ouverte.

AFDL : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Valérie : Elles sont infinies. J’observe le monde changer et les êtres avancer, tomber, chercher leur place, qu’ils soient autour du moi ou dans un rayon plus vaste. Je rencontre beaucoup de gens dans mes déplacements, que ce soit lorsqu’un livre est publié ou bien dans d’autres engagements, par exemple lorsque je me rends en centre de détention ou dans des établissements scolaires. Tous ces gens m’offrent beaucoup d’eux-mêmes.

AFDL : Comment « Par Amour » est-il né ?

Valérie : Ma famille maternelle est originaire du Havre. J’ai toujours su qu’il s’était déroulé là-bas, pendant la seconde guerre mondiale, des événements inouïs qui avaient fait basculer les vies de milliers de femmes, d’hommes, d’enfants. Et qui pourtant, étaient demeurés dans l’ombre de la « grande Histoire ». Je pressentais qu’il serait complexe de les reconstituer avec exactitude, mais aussi que je serais bouleversée lorsque j’en découvrirais la teneur, alors j’ai attendu de me sentir assez solide pour me lancer.

AFDL : Avez-vous de nouveaux projets d’écriture ?

Valérie : Je suis en cours d’écriture de mon prochain roman.

AFDL : Quels sont les livres de votre PAL ?

Valérie : Elle est gigantesque… comme la vôtre, j’en suis sûre ! Et assez éclectique. Je ne lis pratiquement pas en période d’écriture mais les envies s’accumulent. J’ai beaucoup de retard ! D’autant que j’ai la chance de recevoir régulièrement des livres d’amis auteurs ou encore ceux publiés par mon éditeur. Par respect pour ce cadeau, je les lis en priorité. Je devrais ainsi me pencher rapidement sur « Sans titre » de Valérie Gans, et « La vérité attendra l’aurore » d’Akli Tadjer, sortis récemment chez Lattès. Cela dit, je viens aussi d’ajouter à mon énorme PAL « Débâcle » de Lize Spit (Actes Sud), « Juste après la vague » de Sandrine Collette (Denoël) « My absolute darling » de Gabriel Tallent (Gallmeister) et « La porte » de Magda Szabo (Le livre de Poche).

AFDL : Quels sont vos trois derniers livres « Coup de Cœur »?

Valérie : « L’enfant-mouche » de Philippe Pollet-Villard (Flammarion), « Bakhita » de Véronique Olmi (Albin Michel) et « Je ne serais jamais arrivée là si… » d’Annick Cojean (Grasset)

AFDL : Un dernier mot ?

Valérie : Merci !

 

 

 

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8 réflexions au sujet de « Rencontre avec Valérie Tong Cuong »

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