Roman Contemporain

Vies Déposées – Tom-Louis Teboul

Vie déposée

 

Vies Déposées – Tom-Louis Teboul

Editions du Seuil – 1er Mars 2018

coeur 4

 

 

Je remercie Tom-Louis Teboul pour cette lecture et sa gentille dédicace.

Résumé

Au jour le jour, la vie dans la rue de trois personnages, deux hommes, une femme : la faim, le froid, la drogue et l’alcool. Les lieux de leur refuge sont les abords des superettes où ils font la manche. Les trois amis, dont l’esprit flotte entre oubli et rêverie d’un jour meilleur, errent dans la capitale à la recherche d’un chien perdu, un chow-chow, gros lion à la langue bleue, en espérant la belle récompense mentionnée sur l’annonce.
À travers l’odyssée de ces existences désespérées, l’auteur a composé un portrait d’invisibles d’une grande force et d’une grande justesse, dévoilant de façon très romanesque la réalité sans fard d’un Paris méconnu et crépusculaire.

Mon Avis

Ce sont des ombres au coin de nos yeux, des corps qu’on évite, qu’on contourne. Ils sont là, on les ignore, ils sont tant de choses ; l’échec, la décrépitude, la saleté. Ils encombrent, alors on avance pour mieux les oublier.

Jul, Ernst et Ilmiya ou d’autres, peu importe, ils ne sont personne. Des corps en dérive, imbibés d’alcool et de drogues, des riens, sans vie, sans but. Et puis, que font-ils à part boire ? Ils ne travaillent pas, manquent de courage – ces gens-là sont des parasites, pourquoi les verrait-on ?

Mais un Homme n’est-il rien ? Cet être auxquels nos regards échappent, les yeux sur l’autre rive, l’air de rien ; cette personne qui vit et porte une histoire – son histoire – triste, brisée, compliquée. Une histoire à laquelle elle fait face du mieux qu’elle peut, dehors, les coudes serrés à ceux des âmes en peine, livrées à la misère, le froid, LA RUE.

Tom-Louis Teboul les a regardés et nous claque leurs existences, sans tabou, le langage sec et limpide. Pas de chichi, là c’est la rue, la jungle, les territoires, les abris du Monop. Ca dérange, ça bouscule, ça remue les valeurs auxquelles on s’attache. Et bien oui, regardons-les ! Ils sont vivants, ces hommes, ces femmes, couchés dans la rue. Ils luttent. Ecoutez. Imprégnez-vous de leur vie. L’auteur nous y invite.

A vot’ bon cœur m’sieurs, dames.

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