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Rencontre de Guillaume Para

Rencontre de Guillaume Para

Guillaume Para

Guillaume Para est journaliste politique passionné de culture et de football. En février 2018, il a publié son premier roman Ta vie ou la mienne aux Editions Anne Carrière. 

Guillaume a accepté de répondre à mes questions. 

AFDL : Bonjour Guillaume, je te remercie sincèrement d’avoir accepté de répondre à mes questions. Qui es-tu Guillaume Para ?   

Guillaume : Pour me définir le mieux, je dirais que je suis un mec qui marche à la passion et je suis souvent excessif en tout. Mes passions tournent souvent à l’obsession. Quelques exemples : le football pourrait être un simple centre d’intérêt pour moi…Mais c’est mon pain quotidien donc non seulement j’y ai joué en club durant 12 ans mais je suis aussi bien plus qu’un supporter, je suis un ultra (avec les dérives que cela comporte mais je me suis calmé après mes 25 ans). J’ai parcouru l’Europe entière pour supporter l’OM.

Pareil pour l’Art. Federico Fellini est l’artiste pour lequel je me suis le plus passionné. Je suis totalement fasciné par son œuvre et c’est allé loin. Je l’ai étudié à la fac, j’ai tout vu de lui, j’ai collectionné ses dessins en tant que caricaturiste, j’ai marché sur ses traces à Rome (j’y vais plusieurs fois par an car une partie de ma famille y vit) et ailleurs en Italie. Je suis notamment allé là où a été tournée la dernière scène de la Strada (LE chef-d’œuvre absolu, selon moi).

Pareil pour Gauguin qui était devenu une obsession lors d’une autre période de ma vie. Je suis parti à Boston principalement pour voir son œuvre testamentaire trop fragile pour être déplacée « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ». 

Le politique est une passion ? J’en ai fait mon métier en étant durant 13 ans journaliste politique. Il y a 4 ans, j’ai commencé à écrire et bien me voilà à passer la majorité de mon temps à écrire et écrire sans cesse mon second roman. C’est pareil pour tout…le surf, la fête… en amour aussi…je fais toujours tout à fond et je suis parfois difficile à suivre.

AFDL : Écrire, qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Guillaume : écrire c’est justement pouvoir m’exprimer pleinement. A travers l’écriture, j’ai découvert un vecteur fabuleux pour dire ce qui, selon moi, nous constitue, dire ma sensibilité, ce qui me révolte, décortiquer la complexité des êtres…Je débute, je ne prétends pas du tout avoir déjà réussi à faire tout cela, loin de là, mais j’ai trouvé cette bulle créative dans laquelle il se passe de si belles choses et, pour l’instant, je ne veux plus la quitter. 

AFDL : Depuis quand écris-tu ? 

Guillaume : depuis 4 petites années mais je suis journaliste. Mon métier est basé sur l’écrit. 

AFDL : Quand trouves-tu le temps d’écrire ? 

Guillaume : Je fais des heures supp’!! J’étends les journées. Je bosse, je m’occupe de mon bébé, je vis pleinement mon histoire d’amour alors pour trouver le temps, il faut faire des sacrifices sur le reste : les sorties, les potes, le sport, le sommeil, les voyages, la culture aussi…je lis moins depuis que j’écris. 

AFDL : Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Guillaume : les gens que je côtoie que j’ai côtoyés. Nous sommes des mines d’or ! 

AFDL : As-tu un petit rituel d’écriture ?

Guillaume : j’écoute beaucoup de musique. Surtout pas des chansons françaises à textes, ça embrouille tout le travail d’écriture mais de la musique classique, du jazz ou bien des groupes anglo-saxons. L’album « Funeral » d’Arcade Fire est, par exemple, un trésor de puissance dramatique, un hymne nostalgique qui te transporte loin lorsque tu écris. C’est grâce à cet album que j’ai écrit « Ta vie ou la mienne ». 

AFDL : As-tu de nouveaux projets d’écriture ?

Guillaume : Je suis en pleine écriture de mon second roman. L’idée m’est venue durant la conception du premier. Il est plus fastidieux à écrire car autofictionnel. Il demande un travail plus introspectif et c’est parfois difficile, douloureux (très pénible même). Je voulais changer de sujet, de genre…prendre les lecteurs du premier à contre-pied. Il surprendra, de manière positive ou négative mais je pense qu’il faut se renouveler, se réinventer sans cesse dans tous les domaines. Je déteste m’ennuyer, j’aime moi-même être bousculé. 

AFDL : Quel lecteur es-tu ?

Guillaume : Je lis donc moins désormais mais je reste un lecteur assidu…Je pars du principe qu’un bon auteur est un grand et bon lecteur. Je dévore beaucoup de livres donc je pense être un grand lecteur mais un « bon »…c’est difficile à juger par soi-même. J’aime les classiques surtout. Beaucoup d’Américains: Hemingway, Fitzgerald, Faulkner, London, John Irving, Kerouack, Roth, Harper Lee, Salinger….

Beaucoup de Français : Fournier, Zola, Mauriac, Kessel, Camus, Flaubert, Maupassant…

Puis tant d’autres…Zweig, Kafka, Agathe Christie, Karen Blixen…

Mes contemporains préférés sont Houellebecq, Despentes, Murakami, Gabriel García Márquez, Paul Auster, Jonathan Franzen, Toni Morrison, Beigbeder ou Van Cauwelaert (les deux derniers, c’est un peu pour emmerder les puristes mais c’est aussi mon véritable ressenti, ils ont écrit des très grands romans, selon moi : « Oona& Salinger » pour le premier, « Un aller simple » pour le second »). 

AFDL : Quels sont les livres de ta PAL ? 

Guillaume : Il y a « Ces rêves qu’on piétine » de Sébastien Spitzer.Hier, on m’a offert « L’Art de perdre » d’Alice Zeniter. J’ai très envie de découvrir ces deux auteurs. Il y aussi « Le ventre de Paris » de Zola. Quelle œuvre gigantesque que la sienne. Quel monstre de travail, quel génie total. Je n’ai pas encore tout lu de lui et je m’en réjouis… et puis « A la recherche du temps perdu » de Proust mais ça fait 20 ans qu’il est dans ma PAL! Ahaha !Inch’Allah, je trouverai le temps bientôt! 

AFDL : Quels sont tes trois derniers livres « Coup de Cœur » ?

Guillaume : Si je réfléchis à des lectures coup de poing, des livres qui m’ont incroyablement marqué cette dernière année, je dirais :

– « My absolute Darling » de Gabriel Tallent. Délicieusement dérangeant.

« Petit pays » de Gaël Faye. Incroyable.

– La trilogie des « Vernon Subutex » de Despentes. Elle, elle est à part, au-dessus. J’ai lu chacun de ses livres. Son écriture, sa force d’évocation sont si puissantes…

AFDL : Un dernier mot ? 

Guillaume : « D’un œil, observer le monde extérieur. De l’autre, regarder au fond de soi-même. » C’est de Modigliani et cela exprime, selon moi, magnifiquement le processus créatif. 

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