Roman Contemporain

Un Monde Nouveau – Anne Akrich

un monde nouveau

 

Un Nouveau Monde – Anne Akrich

Editions Julliard – 7 Mars 2019

coeur 3

 

 

 

Je remercie les Editions Julliard pour cette lecture.

Résumé

Chez #InFutureWeBelieve, ils sont une dizaine de collaborateurs, jeunes, dynamiques et soudés autour de leur bienveillante happiness manager, Pandore. Dans le microcosme idéal de leur start-up, ils parlent franglais, font du coworking en open space, ne jurent que par l’économie du partage. Mais alors pourquoi peinent-ils tant à trouver leur place dans ce monde nouveau qu’ils prétendent bâtir ?
À l’image de la société atomisée qu’il dénonce, Un monde nouveau se compose d’une série de microfictions formant un vaste roman choral. Entre humour grinçant et fantaisie poétique, Anne Akrich signe une satire féroce de la culture d’entreprise et une brillante parodie de notre époque, où chaque nouvelle utopie progressiste semble masquer une régression cauchemardesque.

Mon Avis

Faut-il rire lorsque ce livre se referme ? Rire de bon cœur ou rire jaune, de ces travers de l’Homme, de cette société hyper-connectée complètement déconnectée, de ce monde inter-relié si seul et pathétique où l’on aime un arbre, où les séries remplissent, où l’on se cherche, où l’on se tait. L’open space ouvre sur tous et se ferme à chacun ; on parle franglais, on est IN, on se tape sur l’épaule, toujours pour le meilleur, là où tout s’organise pour offrir l’environnement adéquate…

Adéquate à quoi ?

De sa verve caustique et sa plume habile, Anne Akrich dépeint sans concession l’Homme – treize portraits, treize réalités. L’écrit peut décontenancer, la forme étant surprenante ; d’un texte à l’autre relié par les évaluations de la Happiness Manager, on s’éparpille comme eux, ces hommes, ces femmes, absorbés par les illusions. Mais on y croit. C’est si vrai. Dérangeant, troublant, inquiétant ET vrai.

Je ne sais pas si ce livre m’a plu. Je l’ai dévoré en une soirée. J’ai pesté, râlé et ri, mais je ne sais pas s’il m’a touchée. Sans doute. Perturbée, c’est sûr. Agacée, aussi. Un peu comme un coup de pied aux fesses que l’on a envie de donner, une terrible envie de crier pour que tout cesse, pour revenir à l’essentiel, aux relations, les vraies, sincères, faites de rencontres et d’imprévus, de spontanéités, sans artifice. Sans les réseaux, sans les formatages et les utopies.

Je ne peux que vous inciter à lire ce texte, vous le recommander même, juste pour vous enjoindre à poser l’existence et à réfléchir.

Pour poursuivre, je vous invite à découvrir Anne Akrich qui a accepté de répondre à mes questions l’année dernière ⇒ ICI

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