Feel Good·Nouveaux Auteurs

Raymonde – Audrey Poux

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Raymonde – Audrey Poux

Editions De Fallois – 13 Février 2019

coeur 3

 

 

 

Je remercie les Editions De Fallois et Audrey Poux pour cette lecture.

Résumé

La vie de Chloé n’a rien d’une dolce vita.

Élevée par une Folcoche 2.0 et aux mains de la terrible Dominique Ferret du magazine Dolce Vita, Chloé cherche sa place dans un univers féroce et malveillant.

Un matin tout bascule quand elle apprend qu’elle est licenciée, quittée et déshéritée. La jeune femme « pète un plomb » et commet l’impensable à l’égard de sa rédactrice en chef. Ce tournant radical lui donnera des ailes pour rebondir, mais rien ne se passera comme prévu…

À travers le parcours familial et professionnel de Chloé – qui aurait tout pour plaire si ce n’était son deuxième prénom, Raymonde –, Audrey Poux décrit de façon drôle et grinçante le monde de la mode et dresse avec beaucoup d’humour des portraits féminins sans concession de «perverses narcissiques».

Mon Avis

Voici un livre vers lequel je ne me serais pas tournée si sa gentille auteure ne m’avait pas sollicitée. La mode, bof. Un feel-good, bof. La couverture ne m’emballe pas et le résumé me laisse perplexe. Je m’interroge : encore un livre sur le monde de la mode ? L’histoire d’une pauvre petite fille riche ? La débandade programmée d’une trentenaire parisienne ? J’hésite.

MAIS.

Mais, j’avoue m’être laissée prendre par cette lecture. Le ton pétillant et décapant y est sans doute pour beaucoup ! Audrey Poux, caustique et désopilante, conte le quotidien de Chloé dont le second prénom est Raymonde – prénom utilisé pour ne pas la confondre avec un homonyme. L’univers surfait de la mode, les courses, les humiliations, le dédain, rien n’épargne Chloé, nous laissant une petite impression de déjà vu- rappelons-nous la belle Anne Hathaway dans « Le Diable s’habille en Prada ». On sourit, on s’insurge, le ton est léger, la lecture plaisante.

Cependant, au-delà de cette jolie histoire, se dessine surtout le portait d’une femme, et c’est davantage cet aspect du roman qui m’a plu. Chloé s’est construite au sein d’une parentalité défaillante et en porte les stigmates … jusque dans sa vie professionnelle. Elle accepte et compose, dans la quête d’un hypothétique meilleur, cherchant à plaire et satisfaire. Son image d’elle-même est déplorable, brisée par ses attentions qu’elle n’obtient jamais, ni de ses parents, ni de son mari, juste un regard, un mot gentil, une considération. Chloé porte le manque.

Le roman chemine sur une prise de conscience de l’existence d’une solution en elle et pour elle.

Une lecture qui offre un moment agréable.

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